Archives mensuelles : février 2017

Menomblet, territoire anglais pendant la guerre de cent ans !

Au cours de l’atelier chaque élève repère sur la carte IGN son lieu d’habitation et donne les explications qu’il a trouvé sur la signification du nom de son hameau, de sa cité ou de sa rue, en précisant comment il a trouvé ses informations (internet, un vison, un parent, le maire,…). La plupart ont apporté des monographies sur l’histoire de la commune, des photocopies de cartes postales anciennes, des textes qu’ils ont imprimés.

La lecture de la carte IGN ou du cadastre Napoléonien donnent le plus souvent du sens aux noms de lieux. Paul complète ou rectifie la version des enfants en apportant sa connaissance de l’histoire locale, des habitants et du patois, il propose de contacter André ou Claude, des personnes ressources locales, le plus souvent bien connues des enfants, grand-parent, oncle, voisin.

Ses explications font voyager la classe dans le temps à la rencontre de personnages historiques, comme le roi Jean le Bon pendant la guerre de cent ans, l’occupation anglaise qui a laissé des mots dans le patois et dans les lieux dits tel que le champ des anglais, d’un moine nommé Guillaume, les traces du bourg d’origine avec ses souches capables de permettre de tenir en cas d’attaque, entourée de levée de terre, la plus vielle ferme ancienne seigneurie du bourg,  la voie romaine…

Quelques lieux ressortent :

– la Foy : viendrait peut être du patois « foyer quelqu’un », signifiant le battre

– la rue des Ouches : seraient des grands champs avec une ferme

– la rue de l’Ecuperie, ancienne ferme

– Maupertuis,  pourrait signifier mauvais passage sans doute

– la rue des Aubépines, située dans un quartier récent, ferait référence aux haies qui entouraient les champs dont certains vestiges perdurent,

– la rue Notre-Dame, en référence à la statut de la vierge érigée au 19ème siècle

– la rue de Tournemy, très vielle ferme probablement petite seigneurie.

– Menomblet, ferait référence à la géographie du lieu en hauteur « colline ou mont noble » ou fut construit un prieuré au XIIème siècle.

Des souterrains et des lieux singuliers sur la commune de Cheffois

La précédente rencontre avec Jacky, passionné d’histoire, a mis les élèves en appétit sur la recherche de souterrains sur la commune !

Les élèves ont déjà identifiés des lieux singuliers à explorer au cours de prochaines sorties :

la Grotte aux lutins, la dent Gaudin, la cachette d’une ancienne poudrière, des tunnels vestiges de l’activité des carrière abritant des chauves souris abritant, les meules de trois moulins, une voie romaine, la pierre qui vire, le bois des lapins, le château de la Rousselière, l’église fortifiée dotée d’un puits, les entrées bouchées des souterrains attenants, l’implantation du bourg dans un creux et non sur une hauteur, la présence d’un cour d’eau…

Atelier toponymie en présence de Jacky à l’école Notre-Dame de la Vallée à Cheffois

Après s’être repérés sur la carte, les élèves de la classe de CM1&CM2 de Pauline Chaigneau, présentent le fruit de leur recherche. Jacky, passionné d’histoire locale, complète ou rectifie les explications et répond aux nombreuses questions. Un point  retient tout particulièrement l’attention des élèves : la présence de nombreux souterrains sur la commune qui dateraient de l’époque « barbare »…

Extraits des échanges du jour :

– Cheffois, serait un endroit ou poussaient des hêtres, « Cheffois c’est un creux »

– cité des mésanges, petit quartier pavillonnaire récent dont le nom fait référence aux oiseaux des jardins qui ont remplacés les champs

– cité du soleil levant, « la première à voir le soleil se lever », quartier situé le plus à l’Est du bourg,

– la Courtinière, proviendrait soit du nom du propriétaire « Courtin » auquel est ajouté le suffixe ière comme dans de nombreux hameaux en Vendée, soit d’un seigneur parti à la court.

– les carrières : « on n’a pas le droit de pêcher aux carrières », le site abrite une cachette, celle d’ancienne poudrière

– la Bauchère, « Le maréchal de Lattre de Tassigny est venu à la Bauchère », proviendrait de beau et chère en référence au lieu qui situé en hauteur offrait une belle vue.

– la Blinière, nom d’un champ sans doute de son propriétaire,

– la Dent Gaudin, lieu situé sur le « rocher » de Cheffois, « la-bas il y a beaucoup d’escalade, c’est pour ça qu’on y va »

– « le wagon du rond-point de Cheffois vient des carrières »

– la cité de Bellevue, en référence à l’implantation du quartier sur un point haut dominant le paysage

– la Pierre qui vire, « c’est là ou ils polissaient les outils »

– le château de la Rousselière, la Rousselière proviendrait du nom du seigneur des lieux. Le domaine est privé, mais sur les plans et le cadastre napoléonien, les traces d’un jardin régulier, les douves et trois tours apparaissent.